يد واحده ما تصفق

Yedd ouahda ma tsafek
Une main toute seule ne peut pas applaudir
Affichage des articles dont le libellé est Pieds-Noirs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pieds-Noirs. Afficher tous les articles

mercredi 16 janvier 2013

Expo "Algérie-Vosges" : Entretien avec A. Laumond



Nous vous parlions en décembre de l'exposition « ITINÉRAIRES CROISÉS Vosges Algérie / Algérie Vosges – 1830 → 1970 ». Les élèves de Terminale L d'Epinal ont eu l'occasion de la visiter et de travailler sur des documents originaux. Un des organisateurs de l'exposition, Alexandre Laumond, nous a guidé et a accepté de répondre aux questions des élèves sur quelques documents présentés.

Voici cet entretien réalisé au lycée et aux archives :


L'exposition est visible jusqu'au 23 février








vendredi 28 décembre 2012

"J'ai quitté mon soleil. J'ai quitté ma mer bleue. Leurs souvenirs se réveillent. Bien après mon adieu "


Nous poursuivons sur l'histgeobox l'exploration des mémoires de la guerre d'Algérie. Après Slimane Azem et Médine, l'étude de la chanson "Adieu mon pays" d'Enrico Macias permet d'aborder la mémoire des Pieds-Noirs.


 

mercredi 5 décembre 2012

« ITINÉRAIRES CROISÉS Vosges Algérie / Algérie Vosges – 1830 → 1970 »



A l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, les Archives départementales des Vosges organisent une exposition exploitant ses propres archives et des documents ou objets prêtés par des particuliers. Saluons cette initiative qui permet d'explorer les relations entre le département et l'Algérien, depuis l'époque de la conquête par les Français jusqu'aux années 1970.
La première partie de l'expo est consacrée surtout au XIXe siècle, époque de la colonisation de l'Algérie par les Français. Sont ainsi évoqués l'installation de Vosgiens de l'autre côté de la Méditerranée, les liens commerciaux entre des entreprises vosgiennes et l'Algérie. Puis vient le temps de la guerre évoquée par de nombreux documents d'archives sur la surveillance des Algériens vivant dans les Vosges, par des photographies et des tracts. L'immigration algérienne dans le département est replacée dans la longue  durée, depuis les premières arrivées de l'entre-deux-guerres jusqu'aux mobilités des Trente glorieuses. La question des "rapatriés" (Harkis et pieds-noirs) est enfin abordée au travers de la question du logement et de l'insertion, en particulier à Saint-Dié et Epinal-Golbey.

Malgré le caractère quelquefois un peu décousu, cette exposition rend vivant un sujet douloureux et sensible pour beaucoup. Quelques aspects ont été pour moi des découvertes. Ainsi les liens avec le canton de Guelma, encouragés à partir de 1959 par le plan de Constantine et qui aboutissent à un patronage et l'accueil d'enfants dans des centres de vacances à Plainfaing durant deux étés (1960 et 1961) .




Saluons le travail des commissaires de l'exposition (Nicole Roux, Anne Fouray, Alexandre Laumond et Nicolas Schaub.
Voyez le dossier de presse. Un catalogue très intéressant est édité, il reprend les documents et textes de l'exposition ainsi que d'autres qui n'ont pu être présentés (au prix de 15 euros). Le site des Archives. L'exposition est gratuite et se déroule jusqu'au 23 février 2013.


jeudi 13 mai 2010

Les différents témoignages de ceux qui ont vécu la guerre...


Introduction :


Le fait que l’Algérie soit colonisée, et que les Algériens clament leur indépendance, engendrent la guerre. Celle-ci durera huit ans, et opposera donc la France à l’une de ses colonies, l’Algérie, elles se livrent une guerre sans merci de 1954 à 1962. Dans les deux camps, les sévices étaient forts. Le FLN (1), Front de Libération Nationale composé principalement d’Algériens contre la colonisation, et l’OAS (2), Organisation Armée Secrète comportant des Français pour la colonisation, ne se gêneront pas à pratiquer la terreur et la torture pour parvenir à leur fin, et les représailles furent nombreuses. Même si nous n’avons jamais su établir un bilan exact, de nombreuses morts sont à déplorer : 27500 militaires français ont été tué, 1 millier ont disparu, sans compter les civiles ; pour ce qui est de la population algérienne, le FLN propose 1 million de morts même si les historiens pensent que ce chiffre est exagéré et que les victimes seraient au nombre de 400 000 au maximum. Dans le livre, J’ai vécu la guerre d’Algérie d’Antoine d’Abbundo, quatre personnes, différemment touchées par cette dramatique guerre, racontent leur situation et leurs sentiments pendant celle-ci. Nous verrons donc en quoi malgré leurs divergences d’opinion elles ont des points communs dans leurs ressentis.




vendredi 12 février 2010

La Guerre d'Algérie en BD (4) Là-Bas

Je ne connaissais pas la BD Là-Bas de Tronchet et Sibran jusqu'à ce que Jennifer Howell nous en parle dans l'entretien qu'elle nous a accordé sur ce blog. J'ai donc pris le temps de lire cette histoire empreinte d'une forte nostalgie, celle du pays perdu.

Voici ce que nous en disait J. Howell :
"Tronchet, le dessinateur de Là-bas, exploite bien les couleurs pour dévoiler les émotions des personnages : le rouge, le bleu, le vert, le jaune. Chaque couleur prend une signification particulière par rapport à la narration (le vert domine les cases dans lesquelles la maladie d’un des personnages se manifeste ; le rouge colore la scène dans laquelle les membres de l’OAS tirent sur des gens faisant leurs courses au marché). En plus de ces deux techniques, il y a aussi celle du gros plan. Le rapprochement (comme au cinéma) exagère l’angoisse des personnages (les gros plans sur les visages) et l’agitation d’une foule (lorsque les protagonistes se trouvent « coincés » dans une foule à l’intérieur d’une case). Le gros plan des foules permet aussi au dessinateur de faire une représentation métonymique de la foule (il n’est pas obligé de dessiner beaucoup de personnes). La métonymie est d’ailleurs importante : les bédéistes ne peuvent pas tout montrer. En faisant le tri des événements, des horreurs de la guerre, ils doivent décider ce qu’il faut montrer pour réussir l’effet désiré."


Il s'agit au départ d'un récit d'Anne Sibran en hommage à son père. Celui-ci a quitté l'Algérie le 4 juillet 1962, en même temps que de nombreux pieds-noirs au moment de l'indépendance du pays. Il gagne alors une métropole qu'il ne connaît pas, où son accent et sa manière d'être dénotent dans un paysage gris et froid. Nous suivons les déboires de la famille à travers les yeux et les mots de la petite fille qui n'a pas connu ce pays qui semble hanter tous les membres de sa famille. C'est un beau récit dans lequel la couleur tient en effet une très grande place pour exprimer les sentiments des personnages. La famille est le lieu de transmission de ces couleurs. Au centre de l'histoire, la relation entre un père et sa fille, entre une soeur et un frère. La douleur de l'exil exacerbe les tensions et la dimension affective de ces relations, autour de la transmission.
Au final, une BD empreinte d'une grande tristesse mais qui parvient sans doute, de cette manière, à viser juste.




Tronchet et Sibran, Là-Bas, Dupuis, 2003
[Disponible au CDI du Lycée Claude Gellée]

Nos précédents épisodes :



mercredi 20 mai 2009

Les Pieds Noirs pendant la guerre d'Algérie (1954-1962)


A l’origine, l’appellation « Pied-noir » est donnée aux français d’origine européenne, habitant dans les départements français d’Algérie, de 1830 à 1962. Ils étaient officiellement nommés « Français d’Algérie ».

Par extension, cette appellation de « Pied-noir » fut aussi donnée aux Juifs Séfarades, arrivés en Algérie bien avant la conquête française de 1830. Cette population européenne ou juive représente au milieu du XXème siècle, un peu plus de 10% de la population totale algérienne. C’est une communauté soudée, mais repliée sur elle-même et méfiante, que cela soit à l’égard des musulmans ou des français de la métropole.