يد واحده ما تصفق

Yedd ouahda ma tsafek
Une main toute seule ne peut pas applaudir

lundi 6 février 2012

François Mitterrand
et
la guerre d'Algérie





I)la politique de François Mitterrand

Voici, un extrait du discours de François Mitterrand, dans la une de L’Écho d’Alger le 7 novembre 1954.
Ce discours fut prononcé quelque jours après l’insurrection du 1er Novembre. En effet pendant cette nuit une nouvelle organisation d’insurgés , le Front Libérateur National (FLN), provoquent des attentats simultanés et dévastent des fermes, écoles et gendarmeries dans plusieurs dizaine de régions comme les Aurès, Kabylie et Constantinois . Des attaques qui visaient les Européens d’Algérie, et qui auront fait environ 10 morts. À la suite de cette attentat, la présence du FLN se fera de plus en plus important, notamment en appelant la population Algérienne à se rebeller pour « reconquérir la liberté ».
Ce jour deviendras « La Toussaint Rouge » ou « La Toussaint Sanglante » .
C’est à la suite de ce drame que François Mitterrand, 1er ministre de l’intérieur et responsable de L’Algérie, depuis 1954 , tint son discours qui fut publié dans le quotidien L’Echo d’Alger : « L’Algérie, c’est la France. Et la France ne reconnaîtra pas chez elle d’autre autorité que la sienne. Le seul arbitre des différents entre les citoyens, c’est l’État. Le seul responsable de l’ordre, c’est l’État. Les meneurs ont-ils cru que l’opinion française se diviserait et finalement les laisserait agir à leur guise ? Ils ont alors oublié que derrière le gouvernement tous les Français, qu’ils soient de la Métropole ou de l’Algérie, se grouperaient pour défendre le bien commun, la terre commune, la République enfin. » Ce texte à souvent été traduit par «la seule négociation c’est la guerre ». Pourtant Mitterrand au début des années 1954, reste favorable à l’autonomie (interne) de l’Algérie comme il l’a été en 1952 pour la Tunisie et le Maroc. Cependant l’Algérie est une vieille région Française, et la majorité les politiciens de l’époque n’acceptent pas l’idée de l’indépendance tout comme F. Mitterrand. Dans l'histoire de la France, l'Algérie est une région ancienne de puis 1830, 30 ans avant la Savoie ! Ce qui pourrait expliquer l'attachement des français à l'Algérie, et leur refus de lui donner son indépendance. François Mitterrand décide alors de proposer des réformes :

  • Une augmentation des investissements sociaux dans l'agriculture et l'éducation.
  • Egalité entre citoyens ( Européens d'Algérie et musulmans )
Vers Mi novembre il se rend en Algérie pour organisé la répression, il envoie tous les hommes dont il dispose : des CRS, des militaires, en tout 5000 hommes. Il prononce aussi un discours sécuritaire à Khenchela.
Par la suite Mitterrand interdit aux généraux les bombes incendiaires, néanmoins il accepte l'envoie d' avions pour mitrailler les combattant du FLN et l'envoie de renfort parachutistes.
Mais suite aux soulèvements du Front Libérateur National (FLN), Mitterrand décide de mettre fin à l’insurrection. Le FLN est devenu l'ennemie numéro 1, il ne faut pas prendre le risque que ces insurgés politise les indigènes. Pour cela les forces répriment sans nuances et tout suspect est désigné terroriste ! De plus pour faire taire le FLN l'armée sort les armes lourdes .


Mitterrand veut assainir la police d'Alger et décide de les échanger avec des « fonctionnaires vertueux », c'est la loi du 20 janvier 1955 . Mais cette reforme tombe en février car les Européens d'Algérie ne veulent pas que François Mitterrand s'immisce dans leurs commissariats. De plus dans le même mois le gouvernement de Pierre Mendes s'écroule .
Le FLN multiplie les attaques et les sabotages en provoquant de terribles massacres. Le 20 août 1955, le FLN lance une série d’attaques dans l’Est du pays. 39 villes et villages sont attaqués à midi ; ce sont les massacres de Philippeville et Aïn Abid . Suite à ce carnage des centaines de corps d'hommes, femmes et enfants sont retrouvés, ce sont tous des occidentaux. En réponse à ces événements, les forces Française répondre elles aussi par un massacre.. et des milliers de Musulmans sont abattus. Peu après le nombre de soldats double encore pour atteindre les 160 000 .

Le 1 février 1956, le front républicain gagne les élections. Guy Mollet devient Président du Conseil et s’entoure de François Mitterrand nommé ministre de l'Etat, chargé de la justice .
Le 15 février lors d'un conseil des ministres organisé par Robert Lacoste (le nouveau gouverneur) Francois Mitterrand répond oui à la question « Doit-on procéder à des exécutions capitales en Algérie ? ». Après ce conseil , le gouvernement demande à l'assemblé les pouvoirs spéciaux, et le 12 mars 1956 elle accorde les pouvoirs spéciaux à Robert Lacoste et aux militaires et les principe d’une justice républicaine sont bafoués à l'encontre de François Mitterrand. Suite à cette décision Pierre Mendès France démissionne .


En Algérie le nombre de soldats français augmente encore , on compte 400 000 soldats en tout !
Cependant le FLN continue les attaques, le 8 mai 1956 ils tuèrent 20 militaires
Les forces armées arrêtent et tuent tout les individus ayant le profil « d'un combattant indépendantiste ». Mitterrand qui n'avais pas encore vraiment réagis contre toute ces attaques meurtrières, décide d'utiliser la guillotine . Le premier insurgé que fit condamné par Mitterrand , était un combattant accusé d'avoir participé à une attaque, Ahmed Zabana, il fut exécuté le 19 juin 1956 . Par ces condamnations, le gouvernement espérait calmer l'Algérie et mettre fin au événements. Effectivement au début de la mise en place de la guillotine, les indépendantiste deviennent impuissant faces à elle.
L'ONU décide de calmer les échanges entre la France et L'Algérie, et oblige les Britanniques et Français à quitter l’Égypte. Les militaires et surtout les parachutistes tuent beaucoup d'Algérien depuis qu'ils possèdent les pouvoirs spéciaux, François Mitterrand et indigné et impuissant devant ces événements. Dans une lettre adressé à Guy Mollet, François Mitterrand écrit : « Je ne peux que m’élever contre l’exercice de tels pouvoirs par l’autorité militaire. » mais cette lettre reste sans effets. Puis fin mai 1957 le gouvernement de Guy Mollet tombe, et le président René Coty ne renomme pas Mitterrand, c'est la fin de Mitterrand et la guerre d'Algérie.
Jamais la France durant cette période n'aura parler de guerre d'Algérie mais juste de crise algérienne.

La guerre d'Algérie à provoquer la mort de 27 500 militaires français et européens d'Algérie et d'environ 250 000 musulmans .Une guerre meurtrière auquel la métropole et L'Algérie non fait que se répondre par des massacres. Mitterrand n'aura pas atteint son objectif ; de devenir président mais il aura montré sa pertinence au long de ses événements car malgré son opposition aux pouvoirs spéciaux donné aux militaire, F. Mitterrand n'a pas démissionné, peut-être par stratégie politique. Mais il faudra attendre 1881 pour qu'il deviennent enfin Président de la République.

II) Les actions du FLN et leur conséquence sur la politique Française et Algérienne




Le FLN ( Front de Libération Nationale) est un mouvement populaire algérien qui était très répandu pendant la guerre d'indépendance de l'Algérie .
Ce mouvement est né en 1954 et s'est illustré lors des émeutes de novembre 1954 qui marquent le début de la guerre d'Algérie(voir ci dessus),celui-ci sera dirigé par Mr Ben Bella.
Le FLN est le principal acteur du déclenchement de la guerre d'Algérie et du courant révolutionnaire présent au sein de la population.
Ce mouvement possède également des forces armées baptisés ALN ( armée de libération nationale) et organisent des séries de guérillas en Algérie pour manifester leur mécontentement.
En effet en novembre 1954 ils organisent un attentat qui marquera le début de la guerre d'Algérie. Cette attentat sera sévèrement punis par une répression des forces françaises le 8 novembre.


Au début de l'année 1955,le nouveau ministre de la justice français ,François mitterand décide d'envoyer des gendarmes français regarnir les différents commissariats. Pour contrer cette politique, le FLN décide d'empêcher le gouvernement français a s'adapter a la situation tendue en Algérie,et décide d'organiser un mouvement de soulèvement musulmans et une « chasse a l'homme » dans des fermes voisines. Cela s'ensuivit par une sévère répression par les habitants européens. Dans le même temps,en France,le gouvernement de Pierre Mendes France tombe et cède la place au gouvernement socialiste Guy mollet qui,entre autre,a francois mitterand comme ministre de la justice.

Désormais le FLN possède une grande influence sur la population musulmanes et crée ainsi une tension entre les différentes populations algériennes et surtout entre les européens et les musulmans.
Lors de l'arrivée du gouvernement de gauche de Guy mollet en 1956, il y a déjà une grande tension en Algérie et qui pour certain ne peut que mener a la guerre (c'est le souhait du FLN )
Pour rétablir la paix ,le président du conseil Guy mollet n'a pas d'autre choix que d'affronter militairement le responsable de cette situation: c'est a dire le FLN.
Cette décision amènera plus de 400000 militaires français en Algérie. La guerre suit son cours et l'armée française utilise tout les moyens possibles pour rallier la population a leur cause:
-La torture est utilisé pour le démantèlement du FLN
-propagande
En 1957, le FLN est vaincu militairement a Alger par l'armée française mais les attentats et les guérillas continuent menés par des musulmans désespérés et partisans du FLN.
Malgré cette victoire le gouvernement ne trouvent pas de solution a la crise algérienne et cela débouche sur une remise en cause du gouvernement socialiste qui tombera en 1958.
cette crise aura pour conséquence le retour du générale de Gaulle au pouvoir qui proposera une paix au FLN mais ce n'est qu'en 1959 que de vrai négociation sont engagés et qui aboutiront au accords d'Evian en 1962.
Le FLN devient donc le premier parti algérien avec Ben Bella comme premier président de la république algérienne.

Frise récapitulative:


2 commentaires:

M.AUGRIS a dit…

"Un travail qui se répète un peu : introduction et 1ère partie, 1ère partie et 2ème partie. Donc une réflexion à porter sur le plan et sur les objectifs de ce travail qui reste malgré tout très chronologique. On ne comprend pas quelle est la position réelle de Mitterrand dans le conflit en Algérie : des contradictions à expliquer ou des changements de politique à commenter. Attention aux dates ( 1981 et non 1881) et aux fautes. En remaniant le tout et en précisant les sources on peut espérer plus de clarté." SG
Des maladresses dans le style, l'orthographe et des erreurs qui auraient pu être évitées (« Front libérateur national »...). Malgré tout, vous montrez le rôle qu'a pu jouer Mitterrand au début du conflit. La 2ème partie ne me semble pas vraiment essentielle par rapport au sujet. La frise peut être améliorée mais reflète un travail original et personnel.
EA

Anonyme a dit…

J'ai du relire deux fois ce texte avant de m'assurer que je l'avais bien compris. Si je comprends bien, c'est le méchant FLN qui a provoqué la France et celle-ci s'est vue contrainte de mener une guerre???

"ne peut que mener a la guerre (c'est le souhait du FLN )"

Il n'y avait pas de guerre avant? La France a été accueillie à bras ouverts en Algérie??

"Pour rétablir la paix ,le président du conseil Guy mollet n'a pas d'autre choix que d'affronter militairement le responsable de cette situation: c'est a dire le FLN."

Tiens donc! Pas le choix que de faire la guerre à ces autochtones qui sont chez eux. C'est bien la faute du FLN.

"En 1957, le FLN est vaincu militairement a Alger par l'armée française mais les attentats et les guérillas continuent menés par des musulmans désespérés et partisans du FLN."

Désespérés? Mais dites moi que je rêve...