يد واحده ما تصفق

Yedd ouahda ma tsafek
Une main toute seule ne peut pas applaudir

dimanche 4 mars 2012

présentation des 1ére S1 groupe 2



Nous voilà donc, élèves de première S au lycée Pierre Mendes France de Tunis, en train d'écrire une quelconque présentation que peu d'entre-vous liront avec un minimum d'intérêt. Mais qu'importe ? Les littéraires sont toujours incompris (Oui, nous sommes des littéraires en première scientifique. Paradoxe, dites-vous ?). Nous avons toujours considéré les présentations quelque peu fades et inutiles. Connaître une personne, ou une classe, ne passera jamais par les mots (même si nous ne sous-estimons pas leur pouvoir.) "Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant". (C'est Victor Hugo qui a dit ça !). Ne nous confondons pas en parenthèses et en apartés, rentrons dans le vif du sujet, en espérant avoir au moins attiré votre attention sur notre présentation pour le moins... marginale (Oserons-nous dire : Anticonformiste?).Nous sommes donc une classe de première scientifique, composée en partie de "littéraires refoulés". Certains nous considèrent comme étant "gamins" et "immatures". Nous vous avouons que nous avons rarement vu de classe aussi... spéciale. Tout le monde nous le dit. Mais le fait de vivre dans une telle ambiance de cohue et de rires, n'est pas injustifié. (Attention, gros cliché #1: ) La révolution du Jasmin nous a tous ébranlés, tous autant que nous sommes, chacun à sa manière. (Bien que cette appelation venue tout droit des USA nous insupporte, appelons-là ainsi, faute de mieux.) Certains d'entre nous ont radicalement changé. Se sont tournés vers l'extrémisme religieux. Notre pays "allait droit dans le mur", comme on dit ici (Dékhel fi hit). D'autres personnes, telles que celles qui vous écrivent à l'instant, tentent, du mieux qu'elles peuvent, de changer les choses derrière leur petit écran d'ordinateur (Gros cliché #2). A l'heure où certains battaillent pour l'application de la charia pour la présente constitution, d'autres personnes (cf Gros cliché #2), sous la direction de leur professeur d'histoire-géographie et d'éducation-civique, Mme Gailmain, mettent en place leur propre constitution. Une Tunisie Utopique. Laïcité, égalité, fraternité (Gros cliché #3). C'est beau, on y croit. Mais la réalité est toute autre. Un an déjà est passé, et la Tunisie n'est plus ce qu'elle était. Les Niqab assombrissent nos rues (Gros cliché #4), et les barbes des salafistes attrappent la poussière de nos sols. Nous avons peur de tout, surtout les filles. Mais bon, cet été, nous nous promènerons en maillots de bain, qu'importe le nombre de damnations aux enfers qu'ils nous prometteront. A présent, nous travaillons sur la situation de la France à l'heure des élections présidentielles, celle de la constitution profondément anti-démocratique de la Hongrie, et celle de la Tunisie actuelle, croulant sous le poids de la faim, la pauvreté et le chômage, combinée à une situation politique instable et une incapacité de la part du gouvernement à remettre le pays sur le droit chemin.Mais arrêtons de "blablater", et sans plus de cérémonie, nous mettons fin à votre supplice. Respect à ceux qui ont tout lu, tant pis pour les autres.
Maya², Nabli & Tira (oui, en plus de notre penchant pour la littérature, nous partageons le même prénom..) 1°S1


1 commentaire:

M.AUGRIS a dit…

Merci pour cette présentation drôle et décalée. Rassurez-vous pour l'audience, ici à Épinal on a plaisir à avoir des nouvelles de Tunisie et à vous lire !